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Les problèmes d’agressivité dans les transports en commun, ça ne date pas de cette semaine, même si ces jours-ci on constate une recrudescence du phénomène.

Cependant, les récents incidents ne font l’écho que de la partie émergée de l’iceberg : or dans la jungle urbaine, nous sommes tous en proie à l’incivilité de notre prochain…

Y’a qu’à voir les vidéos du Dekablog ! Censurées par toutes les chaînes de TV, elles dénoncent une réalité trop méconnue : l’agressivité des bus, enfin, de leurs chauffeurs, envers nous pauvres usagers.

Cette semaine justement, j’ai été témoin d’une violente altercation à bord de mon bus matinal. A même pas 8h, en train de finir ma nuit, le coup de frein bien brutal et les insultes qui ont suivi ne m’ont pas franchement ravie. Mais dans le fond, je tenais là une revanche longtemps ruminée…

Il se trouve que sur ma ligne, il est un être parfaitement execrable qui a choisit d’exprimer tout son mépris pour ses semblables en conduisant de grosses et bruyantes machines, desquelles il doit se sentir plus proche que du genre humain.

Ainsi, non seulement sa conduite est tout sauf douce et fluide, mais son vocabulaire ne comprends pas non plus de mots courtois tels que « bonjour » ou « au revoir ». Et je ne vous parle même pas d’expressions non-verbales telles que le regard ou le sourire.

Vous me direz, des comme ça, on en croise tous les jours, et pas seulement dans le bus. C’est le même genre de personnes qui ferme son guichet sous votre nez à 18h00 et pas 18h01, qui irait vous coller un PV jusque dans votre string et j’en passe…

Et un chauffeur de bus antipathique en excès de zèle, comment vous manifeste-il sa haine ? En feignant de ne pas vous avoir vu courir à en perdre vos jambes jusqu’à l’arrêt de bus, ou pire en vous regardant d’un air sadique quand il vous passe devant.

C’est précisement cela qui a provoqué l’incident dont je vous parlais : un jeune homme se trouvant à quelque mètres de la zone étroitement définie comme l’arrêt de bus dans la tête du chauffeur quand celui-ci est arrivé s’est presque jeté contre le pare-brise pour lui manifester qu’il aurait du s’arrêter.

Et forcément, se prendre un bus dès le matin, ça énerve, et ce des deux côtés du pare-brise: j’ai vraiment cru qu’ils allaient en venir aux mains ! Finalement, la situation s’est calmée, et le bus à repris son chemin, un excité à chaque bout.

La fin de l’histoire ? Une fois arrivée saine et sauve à la gare, je me suis dépêchée d’aller prendre mon train, sans chercher à savoir si ce sale bonhomme allait se faire refaire le portrait. Quoi qu’il en soit, j’éspère que ça lui aura servi de leçon, et que dorénavant il sera plus attentionné envers ses passagers !